Publié le : 16 Juin 2026
Edité le : 16 Juin 2026
par "Comité du CENAC"
Une dizaine de bénévoles du Centre pour l’action non violente documenteront, ce dimanche, le déroulement du cortège. Objectif: veiller au respect des droits fondamentaux.
Entre le violet de la Grève féministe et les manifestants du mouvement NoG7, une dizaine de maillots bleu ciel se distingueront sur la Rive droite de Genève cet après-midi du 14 juin. Floqués du terme «observation» et d’un logo, les observateurs du Centre pour l’action non violente (Cenac) ont pour mission de documenter de manière indépendante le déroulement de la manifestation.
Ils devront ainsi veiller au respect des droits fondamentaux de l’ensemble des personnes présentes, qu’il s’agisse des manifestants, des journalistes, des badauds ou des forces de l’ordre.
Les bénévoles du Cenac, formés par Amnesty International, seront en partie présents dans la foule, tandis que d’autres seront postés à des points fixes, en hauteur. «Cela nous permet d’obtenir une vue d’ensemble du cortège, en étant au plus proche des événements et en bénéficiant d’une vue aérienne», décrit Luc Recordon, membre du comité du Cenac.
Contacté la veille de l’événement, Luc Recordon informe que le nombre d’observateurs est plus bas que prévu initialement (une trentaine), mais que cela ne devrait pas tirer à conséquence.
«Notre but est d’établir une confiance. Que ce soit un fumigène craqué ou une intervention musclée, le Cenac relèvera tous les actes susceptibles de créer de la tension. Notre hypothèse est de se dire que si tout le monde est observé, tout le monde sera un peu plus calme.»
Luc Recordon précise que le Cenac ne recueillera pas d’éléments vidéo, afin d’éviter «que ces contenus puissent être instrumentalisés par un camp ou l’autre». Le membre du comité souligne également qu’il est assez illusoire de s’attendre à «des observations individuelles, mais qu’il s’agit davantage d’une observation de processus».
La logique de cette association à but non lucratif est de recueillir des faits de manière impartiale, de limiter les violences et de faire en sorte que la liberté d’expression et de manifestation puisse s’exercer.
Dans le courant de la semaine, le Conseil d’État avait accueilli favorablement la proposition du Cenac, considérant «qu’en apportant un regard extérieur et factuel, les observateurs contribuent à la transparence, à la prévention des tensions et à l’exercice pacifique des libertés de réunion et d’expression».
Afin de garantir des observations de qualité, le Centre pour l’action non violente a informé ne pas être en mesure de communiquer en temps réel. Un rapport sera établi avec les observateurs, puis publié quelque temps après l’événement. Le Cenac était également présent à Lausanne lors du carnaval antifasciste du 28 mars et de la Grève féministe du 13 juin.
Article original : 24heures - Auteur : Bastien Nespolo